Parcours
Christine,
fille du roi de Suède Gustave II Adolphe, monta sur
le trône dès l'âge de six ans, en 1632,
en raison de la mort de son père au cours de la bataille
de Lützen.
La
minorité
La
régence fut d'abord exercée par le comte Oxenstierna
(1583-1654), chancelier du royaume et ancien premier conseiller
de Gustave II Adolphe.
Oxenstierna
chercha à instaurer une monarchie limitée,
ou monarchie mixte, c'est-à-dire à maintenir
les prérogatives royales et celles des grands du
royaume, mais également celles des états généraux
défenseurs des droits et des libertés. À
l'extérieur, Oxenstierna poursuivit la politique
de Gustave II Adolphe, la Suède étant engagée
dans la guerre de Trente Ans. En 1645, par le traité
de Brömsebro, le Danemark dut abandonner à la
Suède la Scanie (Suède du sud), et reconnaître
aux Suédois la liberté de navigation dans
le détroit du Sund.
En
1648, par les traités de Westphalie, la Suède
obtint Brême et la Poméranie occidentale. Ainsi,
à la majorité de Christine, la Suède
jouait un rôle majeur sur la scène politique
européenne.
Le
règne
Destinée
à gouverner un royaume puissant, Christine de Suède
avait reçu une éducation très complète.
Son précepteur fut Johannes Matthiae, acquis aux
idées du huguenot Pierre de la Ramée; il l'éleva
dans l'esprit du rapprochement des Églises. Elle
apprit plusieurs langues, dont le français, et s'intéressa
à la philosophie et à la théologie.
Ce n'est qu'à partir de 1644 qu'elle prit personnellement
part au gouvernement de son royaume. Très vite, son
tempérament l'opposa à sa mère et à
Oxenstierna. Dépensière, elle obligea le gouvernement
à tripler les recettes du budget royal entre 1644
et 1653. La jeune reine se passionnait en effet pour la
musique et les arts, et subventionna largement un grand
nombre d'artistes.
En
1649, elle invita Descartes à Stockholm, mais celui-ci
y mourut l'année suivante. Cette invitation était
assez audacieuse, car les idées de Descartes étaient
alors considérées comme suspectes. Face à
l'aggravation de la crise financière, Christine de
Suède obligea, en 1653, la noblesse suédoise
à payer plus d'impôts; parallèlement,
elle soutint en sous-main des insurrections paysannes antinobiliaires
pour amener les nobles à composer.
L'abdication
Après
l'échec d'une première tentative de mariage
avec Magnus Gabriel de La Gardie, noble suédois d'origine
française, elle se tourna vers le catholicisme, faisant
notamment venir des jésuites auprès d'elle.
Profondément convaincue de l'authenticité
de sa foi, inacceptable dans la Suède luthérienne
de son temps, elle décida d'abdiquer (1654), et quitta
le royaume pour Bruxelles, où elle se convertit,
puis pour Rome.
Elle
y rencontra un gentilhomme romain, Jean de Monaldeschi,
qui la présenta au cardinal Mazarin, avec lequel
elle intrigua en vain pour obtenir le royaume de Naples.
En
1657, elle fit un voyage en France, séjourna au château
de Fontainebleau, où elle fut à l'origine
de l'assassinat de Monaldeschi, qui l'avait trahie. À
la mort de Charles X de Suède, en faveur de qui elle
avait abdiqué, elle tenta de récupérer
son trône, mais échoua. Puis elle mena d'ultimes
démarches pour être désignée
reine de Pologne. Elle termina sa vie en voyageant, avant
de s'installer définitivement à Rome, où
son palais, par son faste, la splendeur des collections
d'art qu'elle y réunit, et l'éclat de la vie
intellectuelle qu'elle protégeait, lui valurent l'admiration
de ses contemporains.
(yahoo
encyclopédie)
Homosexualité
Rien
pour le moment.

Cette
page fait partie d'un site très complet sur les personnalités
gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé
leur orientation sexuelle. Si vous n'êtes pas passé
par la page principale, cliquez ICI
pour accèder à celle-ci.
|