Parcours
Les
quatre siècles qui nous séparent de Shakespeare
se sont nourris de son oeuvre: à l'aube de la modernité,
sur la scène populaire de son théâtre
en bois comme dans les palais d'Élisabeth Tudor et
de Jacques Stuart, Shakespeare a rendu accessible à
l'Angleterre l'Antiquité renaissante, et, tel le
Puck du Songe d'une nuit d'été, a entouré
l'univers de son époque du cercle magique de sa poésie,
renouvelant le langage et ses figures et nous proposant
de nouveaux mythes.
Aucune
oeuvre ne fut plus lue et jouée. Réécrite,
censurée ou idolâtrée, elle fut même
enlevée à son auteur jugé trop peu
instruit pour l'avoir écrite. Attribuée à
une vingtaine de substituts différents, jouée
sur les grandes scènes du monde, elle revient désormais
à son auteur. Voltaire s'inclina devant le génie
de celui qui « créa le théâtre
», mais ne trouva pas « la moindre étincelle
de bon goût » dans « ses farces monstrueuses
». Goethe s'en empara, puis Victor Hugo, qui en fit
« un homme océan » à l'égal
d'Eschyle ou de Dante. Shakespeare inspira Marx, fascina
Freud, et son oeuvre sert de référence aux
grands courants de la critique moderne.
Les
années de jeunesse
La
ville de Stratford-upon-Avon, où est né Shakespeare,
en 1564, n'est qu'à une centaine de miles de Londres.
Cette proximité explique que ce bourg, dont le nom
signifie « la route traversant le gué »,
fut le lieu florissant de marchés et de foires, et
qu'il fut décimé par les épidémies
de peste; par ailleurs, de la capitale venaient des troupes
itinérantes de comédiens protégés
par la reine ou par la noblesse: Stratford était
le lieu d'une fortune changeante, qui marqua l'enfance et
l'adolescence de Shakespeare.
Une
famille respectable
William
était le troisième enfant de John et de Mary
Shakespeare. Cinq de leurs huit enfants survécurent,
et deux d'entre eux devinrent acteurs: William lui-même
et son cadet Edmund (né en 1580), qui le suivit à
Londres. Lorsque le père de famille s'installa à
Stratford, il était gantier. Il acheta la maison
de Henley Street, lieu de naissance du poète. Artisan
respecté, il gravit les échelons de la notoriété
et devint bailli, c'est-à-dire maire de la ville,
en 1568.
La
famille de Shakespeare fut marquée par le bouleversement
religieux qui survint lorsque la reine Élisabeth
succéda à la catholique Marie Tudor en 1558.
La soeur aînée de Shakespeare fut baptisée
dans la foi catholique, tandis que William le fut selon
le rite de l'Église anglicane. John Shakespeare adhéra
à la nouvelle Église et ne fut pas inquiété.
Parmi les tâches qui lui incombaient, il devait veiller
à ce que les fresques de la chapelle du Guildhall,
jugées trop papistes, fussent blanchies à
la chaux. Il choisit un nouveau maître pour l'école,
qui, depuis la Réforme, était devenue grammar
school du roi. William y fut probablement admis vers l'âge
de quatre ans, et il y apprit à lire dans le livre
de prières anglican. C'est seulement vers sept ans
qu'il put bénéficier de la culture humaniste
de maîtres d'école issus, pour la plupart,
d'Oxford.
Revers
de fortune
Vers
1578, le notable John Shakespeare n'osait plus venir à
l'église, de peur d'y être arrêté
pour dettes. Celui qui avait été l'une des
personnalités les plus estimées de Stratford
dut renoncer aux honneurs (on a voulu chercher les causes
de ce déclin dans son passé catholique mais,
bien qu'une profession de foi catholique ait été
trouvée dans le toit de sa maison, on n'a jamais
pu prouver que John ait été persécuté
pour des raisons religieuses).
Lorsqu'il
quitta l'école, William suivit-il l'un de ses maîtres
dans le Lancashire pour y devenir précepteur;Ce que
nous savons, c'est qu'à dix-sept ans, il était
de retour à Stratford et fiancé à une
fille d'un fermier de Shottery, Anne Hathaway, de huit ans
son aînée, qu'il épousa en 1582. Le
couple eut trois enfants : Susanna, née six mois
après le mariage (elle épousera en 1607 un
médecin réputé, John Hall), et, en
1585, les jumeaux Hamnet et Judith.
Les
« années perdues »
On
ignore à peu près tout de Shakespeare entre
l'année de la naissance des jumeaux et celle où
on le sait à Londres. Fut-il apprenti chez son père,
ou dans le Lancashire ? Y rencontra-t-il les comédiens
du comte de Derby, lord Strange ? L'hypothèse n'est
pas irréaliste, puisque ces acteurs appartiendront
plus tard, comme Shakespeare lui-même, à la
troupe du lord chambellan. On a pensé à un
voyage en France et en Italie. Serait-il reparti vers Londres
avec les comédiens de la troupe de la reine, qui
étaient passés à Stratford en 1587
? Shakespeare avait une famille à nourrir, et les
acteurs pouvaient espérer s'enrichir en investissant
dans la construction toute nouvelle des théâtres.
Ainsi naquirent The Theatre en 1576, la Courtine en 1577
et The Rose en 1587. Shakespeare aurait d'abord gagné
de l'argent en gardant les chevaux des gentilshommes à
la porte de ces théâtres. Ce qui est certain,
c'est qu'il commence à écrire.
De
Stratford à Londres
Shakespeare
partage sa vie entre Stratford et Londres, où il
choisit ses adresses selon leur proximité avec tel
ou tel théâtre. La légende veut qu'il
se soit arrêté en route à Oxford dans
une taverne tenue par la famille Davenant, et que sir William
Davenant soit son fils.
Le
comte de Southampton
En
1592, Shakespeare a vingt-huit ans. Il commence déjà
à se faire un nom grâce aux représentations
de Henri VI. Les premières comédies sont en
gestation, mais la peste éclate, et les théâtres
sont fermés pendant deux ans. Le voici donc écrivant
de grandes oeuvres lyriques, Vénus et Adonis, poème
érotique, et, dans un genre plus didactique, le Viol
de Lucrèce, dont le thème avait pu inspirer
sa première tragédie, Titus Andronicus. Ces
grands poèmes narratifs valent à Shakespeare
l'amitié et le soutien de Henry Wriothesley, comte
de Southampton, dont les initiales W. H. laissent penser
qu'il s'agit du dédicataire des Sonnets, publiés
en 1609, mais composés en ces années. L'identité
de la « dame brune » des sonnets reste mystérieuse.
La présence chez Southampton de Giovanni Florio,
traducteur de Montaigne, sera déterminante. À
la fin de 1594, Shakespeare habite dans le quartier de Bishopsgate,
non loin du Theatre; il a écrit alors au moins deux
comédies, la Comédie des erreurs, la Mégère
apprivoisée et, sans doute, les Deux Gentilshommes
de Vérone, variation sur le thème des Sonnets.
Il termine sa première tétralogie historique,
les trois parties de Henri VI, leur suite avec Richard III
et le Roi Jean. La première tragédie, décrivant
l'invasion de Rome par les Goths, Titus Andronicus, tempère
une violence à la Sénèque par une veine
poétique inspirée d'Ovide.
L'actionnaire
de la troupe du lord chambellan
L'argent
rapporté par les poèmes dédiés
à Southampton permit à Shakespeare d'acheter
une part dans la compagnie d'acteurs du lord Thèmes
chambellan, qui venait de se constituer en 1594, associés
l'année de la réouverture des théâtres.
L'activité créatrice de l'auteur prend alors
un nouvel essor. La récente expérience lyrique
se fait sentir dans ... les pièces de cette période:
Peines d'amour perdues, le Songe d'une nuit d'été,
qui, comme Roméo et Juliette, chantent le thème
de la séparation des amants. La poésie entre
dans l'histoire avec Richard II, tandis que les deux parties
de Henri IV font alterner les scènes comiques et
les scènes tragiques. Les divisions en genres s'estompent
sous l'influence de la poésie.
Deuils
et succès
En
1596, meurt à l'âge de onze ans Hamnet, le
fils de Shakespeare, dont la descendance mâle est
désormais éteinte. Par une cruelle ironie
de la fortune, quelques mois plus tard, le dramaturge reçoit
le titre de gentilhomme et l'écusson jadis convoité
sans succès par son père. Il acquiert la maison
de New Place, à Stratford, en 1597. L'année
suivante, Francis Meres écrit que Shakespeare est
à mettre sur le même plan que Plaute et que
Sénèque. Célèbre à trente-quatre
ans, il n'a pourtant encore écrit presque aucune
des oeuvres par lesquelles la postérité le
connaît. Le Marchand de Venise et Beaucoup de bruit
pour rien, comédies de la maturité, datent
de cette époque.
Les
pièces de Shakespeare sont jouées à
la cour, dans les palais royaux de Greenwich et de Whitehall,
dans les collèges de juristes, les Inns of Court,
dans les nouveaux théâtres de la rive gauche
et de la rive droite, dont l'architecture s'inspire des
cours d'auberge où se produisaient jadis les acteurs.
Depuis quelque temps, Shakespeare a déménagé
sur la rive droite de la Tamise. Il manque un théâtre
propre à la troupe du lord chambellan.
Le
théâtre du Globe
À
la suite d'une dispute entre le propriétaire du Théâtre
terrain du Theatre et les Burbage,comédiens qui l'avaient
fait construire, le théâtre est démonté,
et le bois transporté au sud de la Tamise. Ce bois
maquette servira à la construction du Globe, dont
du théâtre Shakespeare est l'un des actionnaires.
Les trois du Globe, étages de gradins couverts et
le parterre peuvent accueillir 3 000 personnes. Shakespeare
va désormais s'enrichir. La reine Élisabeth
lui commande une suite comique pour Henri IV avec Falstaff
comme personnage central. Ce seront les Joyeuses Commères
de Windsor. Shakespeare termine Thèmes la deuxième
tétralogie des histoires avec Henri V associés
, où il fait mention de ce « O en bois »,
ce Globe tout neuf qui symbolise le monde. Jules César
est l'une des premières pièces que l'on y
joue, et ... Comme il vous plaira est écrite avec
l'idée d'attirer au Globe le public raffiné
des théâtres privés.
Une
querelle théâtrale
En
1600, les théâtres sont en guerre: entre les
théâtres privés, comme Blackfriars,
où se produisent les troupes d'enfants, dont il est
fait mention dans Hamlet, et les théâtres publics,
populaires, comme le Globe, que défend Shakespeare,
éclate une querelle qui influe sur l'écriture
des pièces de cette période. Le ridicule Ajax
de Troïlus et Cressida serait-il Ben Jonson ? Le comique
est plus subtil depuis qu'Armain a remplacé Kempe
dans le rôle du fou: Feste, le bouffon de la Nuit
des rois, est conçu pour plaire à un public
en mutation. En 1601, le Globe est le lieu d'un drame politique:
les partisans d'Essex paient la troupe du lord chambellan
pour que soit joué Richard II, afin que la reine
se reconnaisse dans l'image de ce roi déchu. Les
acteurs de Shakespeare sortent indemnes de l'épreuve.
Le rebelle Essex est exécuté, et Southampton
emprisonné. La même année, le père
de Shakespeare meurt. C'est l'année de Hamlet, drame
du père mort et du théâtre révélateur
de vérité.
Shakespeare
et Jacques Ier
En
1603, lorsque Jacques Stuart monte sur le trône, la
troupe du lord chambellan devient celle du roi. Mais, de
nouveau, la peste ravage Londres: les théâtres
fermés, les acteurs redeviennent associés
itinérants. Pourtant, en 1604, on retrouve Shakespeare
à Londres, logé chez un protestant français
réfugié. Ses comédies s'assombrissent:
... Tout est bien qui finit bien et Mesure pour mesure se
rapprochent d'Othello par la thématique de l'épouse
abandonnée ou calomniée. Bientôt, c'est
la lande désenchantée du Roi Lear. Et pour
Jacques Ier, absolutiste et superstitieux, ami toutefois
des artistes, Shakespeare écrit Macbeth. L'honnête
Banquo y est représenté comme l'ancêtre
des Stuarts. Les dernières tragédies gréco-romaines
, Antoine et Cléopâtre, Coriolan et Timon d'Athènes
, trahissent un pessimisme politique et un sens tragique
de l'isolement de l'individu. En 1608, année de la
mort de sa mère, Shakespeare crée le personnage
de Volumnia, la mère de Coriolan.
Blackfriars,
l'autre théâtre
En
1609, la troupe du roi acquiert Blackfriars, théâtre
couvert installé dans un monastère désaffecté.
Shakespeare se retire définitivement à Stratford,
et il écrit désormais pour ces deux théâtres.
Blackfriars est un théâtre intérieur
avec des lumières artificielles. On peut y jouer
l'hiver. Ce nouveau lieu théâtral a sans doute
contribué à changer le style des six dernières
pièces de la carrière du poète, qui
comprennent quatre drames romanesques, Périclès,Cymbeline,
le Conte d'hiver et la Tempête, une comédie
écrite en collaboration avec Fletcher, les Deux Nobles
Cousins, et une dernière histoire, Henri VIII.
Shakespeare
meurt en 1616. Il est enterré à Stratford
dans l'église de Trinity Church. On peut lire sur
sa tombe les vers suivants: « Garde-toi, doux ami pour
l'amour de Jésus / De fouiller la poussière
renfermée ici / Béni soit celui qui épargne
ces pierres / Et maudit celui qui dérange mes os.
»
Comédies
et histoires
En
1623, des amis acteurs de Shakespeare, Heminges et Condell,
font publier un in-folio de ses oeuvres dramatiques (trois
des trente-huit pièces n'y figurent pas: Troïlus
et Cressida, Périclès, les Deux Nobles Cousins).
Des
batailles de mots
La
gravité poétique de la plupart des comédies
shakespeariennes engage à en chercher les sources
dans la tradition romanesque médiévale plutôt
que dans la satire antique qui convient à Ben Jonson.
Mais les comédies sont aussi tributaires des sources
latines (la Comédie des erreurs doit beaucoup à
Plaute), ainsi que des sources italiennes (la Mégère
apprivoisée s'inspire de l'Arioste). La prose, nouvelle
venue sur la scène, rapproche souvent les acteurs
de leur public.
Les
comédies élaborent une réflexion sur
le pouvoir du langage. La vie et la mort s'y livrent une
bataille de mots (Peines d'amour perdues). Les femmes, toutes
rhétoriciennes, y jouent le rôle principal:
Rosalinde (Comme il vous plaira), Portia (le Marchand de
Venise), Isabelle (Mesure pour mesure), Béatrice
(Beaucoup de bruit pour rien). Elles gagnent les victoires
de la vie et de l'amour contre l'hypocrisie puritaine et
les pièges machiavéliques: Portia et Isabelle
sauvent des condamnés à mort, Rosalinde et
Béatrice dénoncent la mélancolie amoureuse.
La
comédie, une mise en scène du langage
La
comédie met le monde à l'envers pour faire
renaître l'harmonie. Les femmes se déguisent
en hommes. À l'instar des comédies de Plaute,
substitution et dualité parcourent celles de Shakespeare:
les jumeaux (la Comédie des erreurs, la Nuit des
rois), les doubles (les Deux Gentilshommes de Vérone,
les Deux Nobles Cousins), la femme qui se substitue à
une autre dans le lit d'un amant volage (Tout est bien qui
finit bien, Mesure pour mesure). Sous l'effet du philtre
d'Obéron et des métamorphoses d'Ovide, l'un
devient l'autre dans le Songe d'une nuit d'été.
La magie se découvre n'être que les stratagèmes
du théâtre. Le mensonge sert la vérité,
que ce soit pour dénoncer le jovial Falstaff (les
Joyeuses Commères de Windsor) ou le sinistre Malvolio
(la Nuit des rois). La mort est feinte, et l'héroïne
calomniée ressuscite (Beaucoup de bruit pour rien).
Parce qu'elle met en scène le langage, la comédie,
tout en se nourrissant du tragique, en esquive les tourments.
Elle trouvera son épanouissement dans les drames
romanesques.
La
légitimation du pouvoir
Shakespeare
n'a pas suivi la chronologie en écrivant ses pièces
historiques. Avec Henri VI et Richard III, il commence par
la fin, comme s'il voulait d'abord raconter l'arrivée
des Tudor au associés, pouvoir pour en analyser ensuite
les causes. Situant son oeuvre historique entre 1199 (avènement
associés de Jean sans Terre) et 1547 (mort de Henri
VIII), il fait revivre l'histoire des Plantagenêts
et des Tudor, du Roi Jean à Henri VIII . ...
Le
schéma médiéval de la chute des princes
structure ses drames historiques. Ce genre controversé
depuis Aristote ? la vérité est-elle dans
la poésie ou dans l'histoire ? et bientôt condamné,
servant à la propagande des Tudor, permet au poète
qui s'inspire de l'Historia regum Britanniae, de Geoffroi
de Monmouth (vers 1100-1155) et des Chroniques d'Angleterre,
d'Écosse et d'Irlande (1577), de Raphael Holinshed
de relier la didactique médiévale à
la réflexion politique de la Renaissance. Lorsque
Shakespeare met en scène la guerre des Deux-Roses
(1455-1485), Machiavel a déjà écrit
le Prince. La question centrale est celle de la morale en
politique. La première tétralogie (les trois
parties de Henri VI et de Richard III) tente d'expliquer
la naissance du tyran, tandis que la seconde (Richard II,
les deux parties de Henri IV et Henri V) décrit l'avènement
du héros national. Chaque tétralogie se termine
par un mariage pour souligner le retour de l'harmonie. Fasciné
par le thème du double, Shakespeare exploite en la
poétisant la théorie des deux corps du roi,
faisant de ces fresques historiques une réflexion
sur le pouvoir et la légitimité que l'on reconnaîtra
dans les tragédies qui vont suivre.
(encyclopédie
yahoo)
Homosexualité
La
première oeuvre signée de la plume de Shakespeare
paraît à l'été 1593 : Vénus
et Adonis. Cette suite de petits poèmes narratifs
est dédiée au mécène Henry Wriothesley,
troisième comte de Southampton : « L'amour que
je voue à votre Seigneurie est sans fin et cet opuscule
sans commencement n'en est qu'une parcelle superflue ».
La
deuxième, Le viol de Lucrèce, publiée
1594, est également dédiée au comte
: « Ce que j'ai fait est Vôtre, ce que je ferai
sera Vôtre, car il est une partie de tout ce que j'ai,
qui est Vôtre. Si ma valeur était plus grande,
ma dévotion semblerait plus grande encore... »
Tant
de superlatifs ont laissé croire à certains
biographes que "le beau jeune homme" des sonnets n'était
autre que le comte de Southampton, le protecteur de Shakespeare.
La dédicace de la première édition
tend à confirmer cette hypothèse : «
...[au] seul inspirateur de ce sonnet, Mr W.H. ». Ces
initiales seraient donc celles d'Henry Wriothesley. Par
contre, la description du "beau jeune homme" correspondrait
davantage au comte de Pembroke, mécène que
l'on retrouve également dans l'entourage de Shakespeare
: « La nature t'as peint un visage de femme. À
toi, maître-maîtresse de ma passion ».
lus jeune que Wriothesley, plus beau aussi, son nom est
William Herbert et ses initiales, W.H...
Bien
que les avis soient partagés, un grand nombre de
spécialistes s'accordent pour dire que le mystérieux
W.H. était le comte de Southampton. Certains érudits
prétendent même qu'ils étaient amants.
Le
comte de Southampton, s'il n'était pas homosexuel,
était sans aucun doute dans sa prime jeunesse ce
qu'on appelle de nos jours, un bisexuel. Il s'entourait
de beaucoup d'hommes jeunes et adorables et Shakespeare
a certainement été ébloui par l'apparence
de ce beau jeune homme.
(www.onlineshakespeare.com/french3.htm)

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