Parcours
Abandonné
à cinq ans par une mère frivole, élevé
par ses trois tantes, Truman Capote n'a pas dix ans lors
qu'en toute connaissance de son talent – et de son homosexualité
– il écrit ses premiers textes.
Quand
paraît sa nouvelle Miriam, il a vingt ans. D'autres
suivent, alors que sa notoriété s'affirme
avec son premier roman, les Domaines hantés(1948).
De récits (Un arbre de nuit, 1950; la Harpe d'herbes,
1951) en mondanités, Capote se veut un Proust américain
doublé d'un Flaubert. Hollywood l'appelle pour le
scénario de Plus fort que la mort de John Huston
(1953). Journaliste pigiste de luxe, invité à
suivre en 1952 une tournée de Porgy and Bess en URSS,
il en rapporte un reportage sous forme de roman humoristique:
Les Muses parlent. Avec Petit Déjeuner chez Tiffany
(1958) – touchant portrait d'une individualiste amorale
– Capote clôt le premier «chapitre» de sa
production romanesque.
De
sang-froid (1965), une enquête menée en Arkansas
à partir d'un fait divers sanglant, traduit en effet
un changement radical de style. Revendiquant ce qu'il nomme
le non fiction novel (roman de non-fiction), Truman Capote
invente le «nouveau journalisme». «Je peux
briser la vie de n'importe qui à New York, si j'en
ai envie», déclare-t-il. Ce dont il ne se prive
pas: Amateur et propagateur d'échos d'alcôves,
il fait scandale avec la publication, entre 1975 et 1976,
dans le magazine Esquire, de ce qu'il présente comme
les trois chapitres d'un roman à venir, Prières
exaucées (inachevé, posthume, 1987).
Anéanti
par une vie d'excès de toutes sortes, l'enfant terrible
de la littérature américaine écrit,
néanmoins, en 1979, un recueil de nouvelles, Musique
pour caméléons, son chant du cygne.
Homosexualité
Rien
pour le moment.

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