Politique Actuels
Sports
Musique
Ciné/Théatre
TV / Médias
Littérature
Entreprises
Autres
 
Politique Anciens
Sports
Musique
Ciné/Théatre
Littérature
Entreprises
Autres
 
Infos récentes
 

Renée Vivien

Née le 11 juin 1877, décédée le 18 novembre 1909

Poétesse.

Le meilleur site existant sur cette auteur est sans aucun doute http://mapage.noos.fr/vivien1900/ , réalisé par sa webmaster Cristie Cyane. N'hésitez pas aller le voir si vous voulez en savoir plus, notamment si vous voulez lire des poëmes de Renée Vivien. Le site est très bien organisé et très complet.

Parcours

Jean Leproux dans son introduction du livre Lettres de Renée Vivien à Kérimé (HB éd., 1998) écrit ceci : "Si l’œuvre de Renée Vivien n’a jamais été reconnue par le grand public, c’est essentiellement en raison d’une vie privée jugée scandaleuse, même par nombre de ses admirateurs. Alors que ses dons exceptionnels, sans doute très supérieurs à ceux des autres [parmi les femmes de lettres les plus célèbres de son époque], Colette exceptée, auraient dû la placer au premier rang du groupe, elle ne fut jamais véritablement admise dans le monde littéraire parisien. Elle fut en effet celle par qui le scandale arrive.

Elle n’était pourtant pas la seule à aborder le sujet des amours lesbiennes. Mais elle seule eut l’audace d’en parler à la première personne, ce qui rendait le scandale inévitable, scandale d’autant plus éclatant qu’elle avait du talent… Ainsi, l’œuvre de Vivien peut être considérée comme le symbole d’une injustice d’autant plus frappante qu’elle porte sur un domaine intellectuel (la poésie) qui devrait être à l’écart de ce genre de débat."

( voici son parcours tiré de http://www.bouquinerie.net/catalogue/V/ Il constitue une vision un peu moins flatteuse de la poëtesse. A vous de vous faire une idée.)

D'origine américaine, Pauline Tarn naquit à Long Island en I877, mais elle grandit en France. Célèbre amante et amie de Natalie Barney, membres des Amazones, elle meurt à Paris en 1909.

"Tes Blessures sont plus douces que leurs caresses / vie de Renée Vivien" par Jean-Paul Goujon. Un des livres les mieux documentés sur la vie de Renée Vivien, et sur l’ambiance de cette époque où, avec Natalie Barney, sévirent les « Amazones ». C’est cette dernière qui éveilla à l’amour l’introvertie Renée Vivien et qui restera toute sa vie son « grand amour », même si elle trouva la sécurité d’un ménage « popotte » au près d’Hélène de Zuylen.

Elle doit sa place à l’acharnement qu’elle mis à publier ses vers, toujours à compte d’auteur, et à la relative publicité qu’en a faite son dernier éditeur, Sansot. Toute l’œuvre est loin d’être de qualité, et la fin de sa vie, suicide anorexique flottant sur l’alcool, est un peu pitoyable. Elle se prit pour Sapho mais confondit les liqueurs avec l’onde funeste. « « La pâleur éthérée de René Vivien tournait en couperose » (Louise Faure-Favier). » (p 355).Voici ce que l’auteur, pourtant fan, écrit : « La fabulation n’était pas, il faut l’avouer, le fort de Vivien. Elle ne pouvait guère inventer. Non que son imagination fût pauvre, tant s’en faut ; mais la fiction déroutait totalement cette introvertie, qui éprouva les plus grandes difficultés à sortir d’elle-même pour créer des personnages ou des événements imaginaires.

Malgré ses essais de reconstitution des vies de Sapho et des Kitharèdes, Vivien n’aurait sans doute jamais pu écrire un livre comme les Vies imaginaires de Marcel Schwob. Ce défaut éclate dans certains de ses poèmes, et plus encore dans ses proses, où la médiocrité de la fiction verse parfois dans une platitude consternante. » (p 257). Voyageuse infatigable, jusqu’en Chine et au Japon, elle eut une aventure aussi avec une Turque : Kérimé Turkan-Pacha extrait de lettre « O la corolle merveilleuse de ta bouche dans l’épanouissement secret de tes lèvres, autres lèvres ! » (p281). Elle connut aussi Emilienne d’Alençon, et la redoutable Jeanne de Bellune, lesbienne des plus cocasses, issue du peuple. Quelques vers pas mal quand-même : « Mais je ne tentai point de révolte farouche : Le baiser fut le seul blasphème de ma bouche. » (p409) Et sa dernière amour fut une poitevine, Camille Arnot.

La vie de Renée Vivien est aussi évoquée dans le Pur et l’Impur de Colette. Quant à ceux qui disent que l’Angleterre était tolérante pour les lesbiennes voici une de ses lettres : « Mon Amour pour Elle (Natalie Barney) est déjà chuchoté à Londres, cela empêchera ma sœur de se marier, cela achèvera d’affoler ma mère, très nerveuse, cela m’interdira presque toute société humaine » (p 164).Paris, Edition Régine Deforges, 1986, 443p.

Les Œuvres de Renée Vivien : 1901 : Etudes et Préludes. poèmes, Lemerre. 1902 : Cendres et poussières. poèmes, Lemerre. Brumes et Fjords. poèmes en prose, Lemerre. 1903 : Evocations, poèmes, Lemerre. Sapho, traduction et adaptations, Lemerre. Etudes et préludes, éd revue et corrigée, Lemerre. Cendres et poussières, idem, Lemerre. Du vert au Violet, poèmes en prose, Lemerre. 1904 : La vénus des aveugles, poèmes, Lemerre. Les Kitharèdes, traduction et adaptations, Lemerre. La dame à la Louve, nouvelles, Lemerre. Une femme m’apparut, roman, Lemerre. 1905 : Evocations, éd revue et remaniée, Lemerre. Une femme m’apparut, éd remaniée, Lemerre. 1906 : A l’heure des mains jointes, poèmes, Lemerre. 2200 ex. 1907 : Chansons pour mon ombre, choix de poèmes (publié sous le nom de Pauline M. Tarn), Lemerre. Flambeaux éteints, poèmes, Sansot, ( 100 exemplaires). Le Christ, Aphrodite et M. Pépin, prose Sansot. 1908 : L’album de Sylvestre, prose, Sansot, à qq exemplaires. Poème en prose, édition remaniée, Lemerre. Sillages, poèmes Sansot. (127 exemplaires) 1909 : Poèmes en prose, choix remanié, Sansot. Sapho et huit poétesses grecques (sans nom d’auteur), réédition allégée, Lemerre. Poèmes, anthologie remaniées, Lemerre. Vers à Marie (à préciser). Ouvres posthumes 1909 : Pour ma sœur, poème, Sansot. 1910 : Dans un coin de violettes, poèmes, Sansot. Le vent des vaisseaux, poèmes, Sansot. Haillons, poèmes, Sansot. 1912 : The One Black Swan, poèmes en prose (en anglais, sous le nom de Pauline Tarn), Constable, Londres. 1917 : Vagabondages, poèmes en prose, Sansot. 1923-1924 : Poèmes de Renée Vivien, 2 vol, Lemerre. 1934 : Poésies complètes 2 vol, lemerre. 1982 : Anne Boleyn, bibliographie, éd à l’Ecart.

Homosexualité (fait à partir d'informations prises dans le site http://mapage.noos.fr/vivien1900/)

La principale femme ayant compté dans la vie de Renée Vivien fut Natalie Barney. Leur relation débuta en 1899. Les deux femmes ont des goûts assez différents : Nathalie est clairement une mangeuse de femmes qu'elle trouve dans les soirées mondaines alors que Renée est fidèle en amour et n'aime pas ce genre de soirées (elle préfère les soirées entre ami(e)s). Renée vit très intensement cette relation (elle envoie à Nathalie un bouquet de fleurs et un poëme après chacune de leur rencontre), mais décide de l'arrêter devant le peu de points communs dans leur façon de vivre et devant la souffrance qu'elle commence à ressentir. Nathalie Barney essaiera de renouer avec son amante mais Renée Vivien écouta la raison plutôt que la passion. Un séjour à Mytilène en 1905 les rapprochera tout de même.

Deuxième femme à avoir compté pour Renée Vivien : la Baronne Hélène de Zuylen, qui était mariée, et mère de deux enfants. Avant que leur relation ne se transforme en solide amitié, Renée Vivien et elle vécurent une relation stable à partir de 1902.

Enfin, Kérimé - une admiratrice très belle et très cultivée - se met à écrire à Renée Vivien de Constantinople et débute ainsi une longue correspondance très fougueuse ponctuée de quelques rencontres. Mais Kérimé est mariée et ne peut changer de vie : leur rupture aura lieu en 1908, touchant profondemment Renée Vivien.

Voici un exemple de leur correspondance "Cette nuit, l'obsession est plus forte encore que d'habitude. Je ne puis dormir…à cause de Vous, toujours… Je songe douloureusement que toutes les paroles sont vaines, que seuls les baisers sont immenses et profonds. Je rêve de voir toute la nuit ardente de vos yeux. Je respire les parfums de votre chair… De toute votre chair incomparable… Je rêve d'égarer mes lèvres parmi votre chevelure, pareille à une forêt nocturne. Ma bouche possède enfin votre bouche… ah ! votre bouche tant désirée ! Je vous aime avec passion et avec douceur. Et vous apprenez de moi la ténacité légère des caresses féminines. Je vous apprends tout ce que l'effleurement recèle de hardi et de passionné…et peu à peu, vos lèvres répondent à mes lèvres… Et votre doux corps s'anéantit dans la volupté… Ecrivez-moi. J'ai soif. J'ai soif de vos lettres… et de vous." (Lettres à Kérimé Turkan-Pacha)

( tiré d'une autre page web sur l'écrivaine : http://perso.wanadoo.fr/laureline/renee_vivienl.htm )

Un de ses poëmes : A la femme aimée

Lorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume,

Le ciel mêlait aux ors le cristal et l'airain.

Ton corps se devinait, ondoiement incertain,

Plus souple que la vague et plus frais que l'écume.

Le soir d'été semblait un rêve oriental

De rose et de santal.

 

Je tremblais. De longs lys religieux et blêmes

Se mouraient dans tes mains, comme des cierges froids.

Leurs parfums expirants s'échappaient de tes doigts

En le souffle pâmé des angoisses suprêmes.

De tes clairs vêtements s'exhalaient tour à tour

L'agonie et l'amour.

 

Je sentis frissonner sur mes lèvres muettes

La douceur et l'effroi de ton premier baiser.

Sous tes pas, j'entendis les lyres se briser

En criant vers le ciel l'ennui fier des poètes

Parmi des flots de sons languissamment décrus,

Blonde, tu m'apparus.

 

Et l'esprit assoiffé d'éternel, d'impossible,

D'infini, je voulus moduler largement

Un hymne de magie et d'émerveillement.

Mais la strophe monta bégayante et pénible,

Reflet naïf, écho puéril, vol heurté,

Vers ta Divinité.

Cette page fait partie d'un site très complet sur les personnalités gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé leur orientation sexuelle. Si vous n'êtes pas passé par la page principale, cliquez ICI pour accèder à celle-ci.