Parcours
Étudiant
en médecine, Louis Aragon fait la connaissance d'André
Breton et, comme celui-ci, il est mobilisé au titre
de médecin auxiliaire en 1917. La croix de guerre
qu'il gagne en 1918 ne l'empêche pas de participer
aux manifestations dadaïstes et de s'attaquer au patriotisme,
à la religion et à l'art. Il fonde avec Breton
la revue Littérature (1919), puis collabore aux revues
le Surréalisme au service de la Révolution
et la Révolution surréaliste , dans lesquelles
les surréalistes affirment leur position marxiste.
La poésie d'Aragon, à cette époque
(Feu de joie, 1920), tend à se confondre avec l'ensemble
de la production surréaliste à caractère
collectif.
Aragon
trouve son style propre dans le roman, catégorie
littéraire pourtant condamnée par Breton.
Anicet ou le Panorama (1921), les Aventures de Télémaque
(1922), le Libertinage (1924) témoignent déjà
des qualités et aussi des défauts d'un écrivain
que son amour du beau style a souvent mené à
un formalisme exagéré (Traité du style,
1928).
Agençant
les mots avec virtuosité, Aragon se montre plus prosateur
que poète et voit plutôt dans le surréalisme
la possibilité d'enrichir sa technique romanesque
qu'une révolution du langage. Il est, bien plus encore
que Breton, attaché à l'image surprenante,
à la métaphore qu'une transformation des termes
transmue en hallucination verbale. Le Paysan de Paris (1926)
est caractéristique de cette première manière.
Aragon
adhère au parti communiste en 1927. Il rencontre,
en 1928, Elsa Triolet. Il signe le Second Manifeste du surréalisme
(1930). En 1936, pourtant, il rompt définitivement
avec Breton et le groupe surréaliste. Son oeuvre
ne se réclame plus d'un bouleversement du langage
et se divise désormais en deux parties: l'une, lyrique,
est essentiellement consacrée à la célébration
de son amour pour sa femme, Elsa (les Yeux d'Elsa, 1942;
Elsa, 1959; le Fou d'Elsa, 1963), qui mourra en 1970; l'autre
partie de son oeuvre, engagée, se veut «réaliste
socialiste», et, sans être exempte de beau style,
décrit la bourgeoisie finissante, chante l'avènement
du communisme et ceux qui luttent pour son triomphe. Dans
le vaste cycle romanesque le Monde réel, comprenant
les Cloches de Bâle (1934), les Beaux Quartiers (1936),
les Voyageurs de l'impériale (1942), Aurélien
(1944) et les Communistes (1949-1951), Aragon manifeste
son espoir d'un monde nouveau, bâti sur les ruines
de l'ancienne société. Durant l'Occupation,
il participe à la Résistance intérieure
française et publie, sous les pseudonymes de François
la Colère ou Armand de Saint-Roman, des poèmes
appelant à la lutte contre l'occupant (la Diane française,
1945).
De
la poésie au roman et à l'essai, Aragon témoigne
de sa prolixité littéraire et de l'éventail
de ses goûts, qui vont de Stendhal et Hugo à
la peinture « réaliste socialiste » soviétique,
dont il fait l'apologie. Une fresque historique (la Semaine
sainte, 1958), puis deux grands récits, la Mise à
mort (1965) et Blanche ou l'Oubli (1967), témoignent
de ses recherches dans le domaine de la technique romanesque.
Les deux derniers se présentent comme des autobiographies
à la fois oniriques et réalistes. On lui doit
par ailleurs Henri Matisse, roman (1971), Théâtre/Roman
(1974), le Mentir-Vrai (1980).
Membre
du comité central du parti communiste à partir
de 1950, il a été décoré en
1972 de la médaille de l'Ordre de la Révolution
de 1917. Journaliste, il dirigea les Lettres françaises
de 1953 à 1972.
(yahoo
encyclopédie)
Homosexualité
Rien
pour le moment.

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